Tribulations d'un Tom: de la France au Québec

Ascension d'un français en quête d'expérience

03 juillet 2008

Péripéties

Après avoir vécu près de trois ans dans l'ouest de Montréal, je déménage et me rapproche du centre ville. Ce changement qui s'inscrit dans mon processus d'évolution ne s'est pas fait sans mal puisque tout ne s'est pas déroulé comme prévu. Revenons donc sur ces diverses péripéties.
Début juin, je trouvais un bel appart situé sur la rue Parc à proximité du Mont Royal. Une coloc à quatre, en apparence bien sympathique même si le prix dépassé légèrement mon budget initial. Prêt à m'investir puis à signer le bail, il ne m'est pas apparu un vice de procédure. Le loyer était bien trop cher par rapport au nombre de personnes vivant dans le logis. Et pour cause au lieu de diviser par quatre le montant global, il était scindé en trois sous prétexte qu'un couple y était installé. Le pire dans tout ceci c'est que non seulement ce n'était pas équitable mais en plus c'était fait à notre insu. Un arrangement à l'amiable avait été conclu entre le couple et un ancien colocataire, qui, en servant d'intermédiaire, récupérait la quatrième part du loyer.  Inutile de te dire que ce procédé a remis en cause les notions de confiance et de respect avant même de m'installer. Cette situation étant en contradiction avec mes valeurs, je n'ai eu d'autre choix que de rompre mon engagement. En effet, comment concevoir de vivre avec ces gens, à la lumière de ces informations? À moins d'être profondément naïf, voire même stupide, aucune autre alternative n'était envisageable.

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Ainsi deux semaines avant le jour J, je me suis retrouvé sans toit pour juillet. L'excitation du départ a donc cédé sa place à la nervosité puisqu'il m'a fallu repartir en quête d'un logement. J'ai repris d'assaut la toile et me suis lancé dans une course contre la montre. Dire que la tâche a été difficile est loin de la réalité. Car même si ma zone était clairement définie, le nombre d'appels et de visites est devnu exponentiel. C'est bien simple, j'ai eu l'impression d'être un commercant itinérant, qui, de porte-à-porte, essaye de vendre ses produits. Sauf que le produit en question n'était autre que moi-même. Malheureusement le temps filait et mes recherches n'aboutissaient pas. Entre les chambres trop petites, les apparts sales et les colocs douteux, ma chance semblait avoir tournée. Arrivée à la dernière semaine de recherche, la nervosité s'est transformée en stress au point de devenir une idée fixe. Cependant le Mardi 24juin allait être un tournant décisif puisque aux termes d'une journée haute en couleurs, avec pas moins de sept visites, ma quête s'est achevée sous les coups de 20h. Désespéré, j'ai sonné à la porte, en étant convaincu de mon énième échec. Or quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un logement bien structuré, et, de surcroît, meublé avec goût. Ce 4 1/2 m'a charmé dès les premiers instants. Mon soulagement s'est ainsi mué en coup de coeur sincère et a dissipé le moindre doute. Ma persévérance avait fini par payer car tout concordait enfin: l'appartement en plein coeur du plateau, près du parc Lafontaine et de tous les commerces, quant au coloc tout laisse présager une bonne entente...

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À J-5 avant mon déménagement, j'ai pu achever mes cartons tranquillement et envisager sereinement mon départ. Là aussi régler tous ces petits détails n'était pas une mince affaire, toutefois le stress est devenu excitation. S'affranchir d'un quotidien suscite toujours une poussée d'adrénaline car on ne sait pas ce qu'il va advenir. Notre esprit se perd ainsi dans de mutliples conjonctures dont la finalité reste incertaine. Mais c'est cette expectative qui nous motive à avancer pour embrasser de nouvelles habitudes. Elle ouvre un champ de possible encore inédit qui ne demande qu'à se concrétiser.

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Dans ce contexte éprouver une quelconque nostalgie pour mon ancien appartement n'avait pas lieu d'être. Walkley représentera toujours une portion de vie sans grand équivalent. Et pour cause, c'est là que tout a commencé. Je me souviens de notre installation, de notre premier feu suivi de notre premier Noël puis de mes 25ans. Comment oublier les soirées en tous genres, intimes ou en grand nombre, à chaque étape importante? Chaque date a une saveur particulière et me laisse un sourire au coin des lèvres. Seulement, ces moments ne seront jamais liés à une quelconque mélancolie car ils ont contribué à mon épanouissement personnel. Et bien que désormais ils se conjuguent au passé, je ressens encore le bienfait de les avoir vécu. Ainsi pour clore ce chapitre, j'ai organisé une soirée la vieille de mon déménagement, histoire de réunir dans ce lieu symbolique une poignée d'amis. Ce fut également l'occasion de les présenter à mes parents et de partager un dernier repas. Ai-je besoin de préciser que tout s'est déroulé au-delà de mes attentes? Tous les éclats de rires ou les discussions passionnées ont largement suffi pour en témoigner.

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Ce chapitre achevé, j'ai pu passer à la suite sans grand inconvénient. Enfin, peut être n'est-ce pas le meilleur terme étant donné que mon déménagement a été épique. Réparti sur deux jours, il a donné lieu à son lot de sueur et de courbatures. A-t-on idée combien le métier de déménageur est physique et ingrat? Eh bien si j'en doutais jusqu'à présent, j'aurais désormais plus de compassion à leur égard. Remplir des cartons est une chose, les transporter en est une autre; surtout quand on ne soucie pas de leur poids lors du remplissage. Qu'est-ce qui pèse le plus, selon toute vraissemblance? Les livres bien évidemment et comme un fait exprès, j'en ai énormément. Du coup, il a fallu bomber le torse et gonfler les muscles pour parvenir à les soulever. À ce propos, je tenais à faire une mention spéciale à ma famille, et en particulier papa, sans qui rien n'aurait été possible...Le 30juin à 18h tous mes effets étaient entreposés dans mon nouvel appart, ne demandant plus qu'à trouver leur place. Et 24h plus tard, c'était chose faite même si l'excitation est devenue fatigue. En mode récupération, je prends mes marques dans mon nouveau quartier et continue mon aventure en écrivant les pages de ce nouveau présent...

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30 juin 2007

Tentations

OUI J'AVOUE QUE DEPUIS LE MOIS DE MAI MES APPARITIONS SE FONT PLUTOT RARES! DEBORDE PAR LE QUOTIDIEN ET PAR UNE MAUVAISE MANIP SUR MON CLAVIER QUI A EFFACE MON DERNIER POST. IL A FALLU DIGERER LA FRUSTRATION DE DEVOIR TOUT RETAPER POUR ENFIN ACTUALISER MON BLOG!!

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Rue Crescent: Foyer du Grand Prix de F1

Profiter des beaux jours devrait être le slogan appliqué par tous en cette période estivale. S'attabler en terrasse, siroter un verre ou deux, et surtout se laisser vivre. Ne penser à rien d'autre qu'à ces plaisirs simples ponctués de grands éclats de rires et de discussions sans fin. Voilà en quelques mots à quoi nous devrions employer notre temps pour disposer de chaque instant. Les québécois(e)s l'ont bien compris, le soleil est là, autant l'apprivoiser. Ainsi toutes les occasions sont bonnes pour pique-niquer, lézarder ou encore bouquiner sur un coin d'herbe tendre. Les parcs sont envahis de vélos, de rollers et de multiples piétons dont l'objectif commun est de se relaxer. Le Mont Royal est l'un des principaux lieux de détente ou se retrouvent les amoureux de la Nature. Mais les plaisirs des grands parcs ne sont pas les seuls à remporter un franc succès. Il y en a beaucoup d'autres qui viennent nous tenter...

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Envie de prendre un bain de foule en rouge et blanc? Direction la Rue Crescent pour le traditionnel week end du Grand Prix (9-10juin). La course qui se déroule sur l'Ile St Hélène réunie les meilleurs coureurs de la planète. Quant à l'évènement, il est dans tous les esprits car les médias en font la promotion pour en vanter les mérites. Alors peu importe si l'on est un fervent de F1 ou pas, la rue nous appartient l'espace de quelques heures. Des concerts en plein air aux soirées thématiques, il y en a pour tous les goûts. Les Guetta ont investi le Club Opéra pour une soirée "Fuck me I'm famous" tandis que Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas, était au Time Supper Club. Le Grand Prix vibre donc sur toutes les pistes...

Envie d'être ébloui par les arts de la scène? Rendez-vous sur les quais du Vieux Port sous un chapiteau jaune et bleu. Le Cirque du Soleil est de passage pour quelques dates pour présenter, Kooza, son tout nouveau spectacle. Un mélange de féerie et d'acrobaties qui charment petit et grand. De renommée internationale, le cirque du soleil est vécu comme une aventure à part entière. Une expérience humaine où se mêlent émotions et sensations fortes. Les billets ayant été pris d'assaut, je n'ai malheureusement pas pu y assister, mais d'après mon frère, c'est hallucinant!

Envie de s'instruire de manière différente? Le Centre des sciences propose, dans le Vieux Montréal, une exposition originale sur le corps humain. Des écorchés pour être plus précis, ou pour le dire mieux des êtres authentiques présentés, non pas dans la nudité la plus totale mais tout en muscles et en tissus. Le but est simple: explorer la complexité de notre anatomie à travers une série de modèles. On imagine aisément tout le travail accompli pour illustrer l'étendue de notre mécanisme. Seulement le résultat est plus vrai que nature. A tel point que certaines personnes n'ont pas trouvé l'expo de très bon goût! Il faudrait peut être leur expliquer que l'on ne vient pas contempler des oeuvres d'arts...enfin si mais pas dans le sens commun du terme!

Envie de s'émerveiller sous un ciel étoilé? Amateurs de fusées scintillantes et d'explosions en tous genres, rendez vous au festival des Feux Loto Québec (20juin-28juillet). Une compétition pyrotechnique, où, chaque année, des pays s'affrontent dans un concours haut en couleurs. Encore une occasion d'être en plein air avec une foule qui s'extasie à grands coups de "ohhh" et de "ahhhh"!!! Comme quoi il suffit de trois fois rien pour le plus grand plaisir des yeux!

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01 mai 2007

Relief

Chaque mois je tente, à ma façon, de retracer les lignes de mon calendrier en suivant les contours de mon itinéraire. Pourtant en me relisant, je me rends compte que mes descriptions ne sont que fragmentaires, voire incomplètes. J'insiste sur le volet "loisir" en occultant ma routine québécoise. Or, tous ces petits détails sont les fondements même de mon quotidien. Ce sont d'ailleurs eux qui donnent du relief à mon aventure montréalaise. C'est pourquoi, en marge de l'aspect purement festif, mes tribulations vont être enrichies de récits et d'anecdotes diverses... 

Le TEMPS est sans aucun doute l'obsession du moment. Le climat a suivi le célèbre adage "en avril ne te découvre pas d'un fil". Au programme, piqûre de rappel au niveau du froid et de la neige. Je vous laisse imaginer la blancheur des rues en plein milieu du week end de pâques! Cette année point de cloches en chocolats mais des flocons à foison. De la "slosh", selon l'expression consacrée, neige lourde et collante. Résultat, on marche dans un cocktail de glace et de boue. Face à ce sol mouvant, nous n'avons d'autre choix que d'adopter la marche du pingouin pour éviter les chutes. Malheureusement cela ne suffit pas toujours comme j'ai pu le constater récemment. Avec l'élégance d'un patineur, je me suis écrasé, lamentablement, dans une grosse flaque. La foule a courronné ma prestation de "ohoh" et de "oops" en guise d'appréciation. Pour oublier cet accident, il suffit juste de se relever dignement sans avoir l'air mouillé. Ce n'est pas facile mais avec de la pratique, je vous assure que c'est possible...Quelques jours plus tard, le printemps faisait enfin son apparition. Et comme les québécois(es) sont en manque de luminosité, on assite à une véritable renaissance. Le thermomètre a beau avoisiner les 15°C, tout le monde est déjà en en short et en tongue. Les terrasses ne désemplissent plus et chacun exhibe fièrement ses lunettes de soleil même si, en ce 1er mai, le temps est toujours indécis...

Autre attraction du mois: Le METRO. Après plus de vingt ans d'attente trois nouvelles lignes ont élargi le réseau souterrain. Le but: relier l'île de Montréal à Laval, une ville en périphérie. Inauguration en grande pompe avec reportages TV et couvertures de presse. Avec une enveloppe de 750 millions de dollars, ce métro là n'est pas passé pas inaperçu. Il a donné lieu à une véritable frénésie car de nombreux usagers ont fait le trajet, en famille, pour être les premiers à le découvrir. Et poussé par la curiosité, j'avoue avoir fait parti du nombre...

Sur le plan POLITIQUE, le Québec a eu droit aussi à ses élections. Certes à une échelle provinciale mais avec une campagne assez médiatique. Placardage massif sur des panneaux publicitaires, sur les arrêts de bus et même sur les bords des routes. Impossible de ne pas suivre les débats même si on en ignore les subtilités. D'après ce que j'ai pu comprendre, l'ancien premier ministre, Jean Charest, a été maintenu dans ses fonctions mais a perdu la majorité au Parlement. Entre le PQ, l'ADQ, le PLQ et autres rassemblements on s'y perd un peu. Mais sachant pertinemment que cette dépêche vous importera peu, je ne m'attarderai pas davantage. Par contre, il est  étonnant de voir comment nos propres élections présidentielles sont perçues de ce côté du globe. Pour le journal La Presse, Ségolène Royale est "la femme qui a bousculé la politique française" tandis que Nicolas Sarkozy est "l'homme pressé, qui veut changer la France". D'après un sondage, les immigrant(e)s de Montréal ont au premier tour voté massivement Ségolène. Qui sait ce que nous réserve le second??

Pour finir, parlons un peu PEOPLE avec dimanche dernier la grande soirée du gala Artis. L'évènement a consacré les célébrités qui se sont illustrées dans des émissions ou feuilletons locales. Pour la petite histoire, les québécois(es) sont des assidus du petit écran avec notamment les "télés romans" (séries à épisodes du genre "Plus belle la vie"). Je me garderai d'émettre un quelconque avis sur la qualité de ces programmes, de peur de m'attirer des représailles, mais sachant qu'une coupure pub a lieu toutes les cinq minutes pour une durée approximative d'une minute, je vous laisse seul juge de la patience pour venir à bout d'un épisode. Le gala Artis honorait donc les personnalités ayant les faveurs du public québécois...

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13 mars 2007

Montréal en lumière

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Beaucoup se figurent que l’hiver au Québec est froid et insipide ou que les gens hibernent jusqu’au retour du printemps. Les déplacements se limiteraient à de très rares sorties pour faire le plein de courses ou sortir travailler. Or, cette rumeur est loin d’être fondée grâce à des événements comme Montréal en lumière. Un festival haut en couleur, crée dans le seul but de divertir, et ce, quelques soient les températures. Une fois encore le concept se décline en un éventail d’activités. Mais le point culminant de ce rendez-vous est sans aucun doute la Nuit Blanche qui commence au crépuscule et s’achève à l’aube. Une nuit pour faire le tour des trois quartiers les plus dynamiques de la métropole. Ma mission était donc de me rendre sur ces différents sites pour vous les faire découvrir !

Arrivé sur les lieux 18h30. On déambule dans les rues du plateau Mont Royal  associées à la zone verte.  Premier souci, il est pratiquement impossible de localiser les lieux sur la carte. Aucune signalisation lumineuse n’est visible pour nous orienter. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin avec les flocons qui arrivent. Ordre de repli vers un secteur plus stratégique, quitte à faire une autre tentative. Destination la zone Rose, la Place des Arts où il est plus facile de se repérer. Visite d’une galerie avec l’ouverture des ateliers. Dans une salle des croquis abstraits sont exposés qui laissent une grande part à l’imagination tandis que dans une autre, un décor naturel nous accueille : un assortiment de linges repose sur un étendoir, un nuage artificiel et des oiseaux en liberté. Tout un programme qui montre à quel point l’Art est purement subjectif. C’est pourquoi notre séjour dans cet espace est…bref ! Vient ensuite le premier concert live au Spectrum. Du jazz où se mêlent des instruments à cuivre et des voix chaleureuses. La salle est pleine à craquer et le public, amateur ou connaisseur, est sous le charme. J’avoue ne pas être expert en la matière mais peu importe. La musique est universelle, il ne suffit pas de connaître pour apprécier. Les prestations sont de qualité à en juger par les cris et les applaudissements en nombre. Du plaisir à l’état brut voilà mon jugement ! D'ailleurs à une heure du matin, nous reviendrons dans le secteur pour le concert de Florence K, artiste de bossa nova et au Musée des Arts contemporain. Mais le dernier site est sans contexte  le plus prisé. Il s’agit de la zone bleue située dans le Vieux Montréal. Véritable cœur de la nuit blanche, nous assistons à des animations en plein air à tous les coins de rue. Sur la place Jacques Cartier, une longue piste de luge a été fabriquée pour l’occasion. Dans le port, une grande sphère fait office de discothèque où chaque participant dispose d’un casque individuel pour écouter la musique. Un peu plus loin une scène est prise d’assaut par des danseurs technos tandis qu’une patinoire géante a été façonnée sur une portion des quais. Imaginez-vous en train de patiner sur un fleuve gelé. Hallucinant, non ? Enfin il est difficile de décrire fidèlement la myriade de concerts, expos et autres activités loufoques. Montréal ouvre très grands ses bras à tous les noctambules ! Et pour les plus motivés, un petit déjeuner est même offert au Complexe Desjardins à 4h30 ! Nous y sommes allés pour déguster la fabuleuse omelette, concoctée par une dizaine de chefs cuisiniers. Une poêle pantagruélique a servi de récipient pour les milliers d’œufs, de champignons et de fromages. D’ailleurs pour la cuisson ils étaient nombreux à remuer l’ensemble (cf photo). Et des bénévoles pour nous servir des pains, brioches et boissons chaudes. Il faut le voir pour le croire tant l’esprit de l’évènement est bon enfant. Aucune violence ni débordement quelconque. Quant au budget, il est difficile de le chiffrer. Une chose est sûre, ici on ne fait pas dans la demi mesure et on ne lésine pas sur les moyens. C’est pourquoi, quand on a la chance d’assister à un tel phénomène, il est impossible de se coucher tôt. Ma mission a pris fin au petit matin aux alentours de 6h30 !

Pour les curieux, le site officiel offre une autre vue d'ensemble au http://www.montrealenlumiere.com

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Quais du Vieux Montréal

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Dôme Discothèque

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Cathédrale de Mtl, Scène éléctro, conteur Bibliothèque Nationale

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Concert Théâtre du Nouveau Monde, expos et concert Florence K Place des Arts

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05 février 2007

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Chaque année depuis 25 ans, la Fête des neiges célèbrent l'hiver à sa manière. Au programme: concerts, scultpures sur glace, glissades et j'en passe. Il s'agit là de ne pas s'engourdir et de favoriser des activités externes. D'ailleurs ce n'est pas parce que le thermomètre descend en dessous de zéro que les gens sont cloitrés chez eux en attendant l'arrivée du printemps. Au contraire, c'est l'occasion d'une sortie en famille ou entre amis pour changer de l'ordinaire et prend un grand bol d'air frais. Votre envoyé spécial, toujours prêt à relever les défis les plus audacieux, s'est rendu sur place armé de son manteau bonhomme michelin. Et je dois avouer que l'évènement est vraiment très bien concu pour que chacun puisse se divertir. Pour sûr, l'accent est mis davantage sur les enfants mais les adultes prennent également du plaisir en se gavant, par exemple de tire à l'érable. Arrêt sur image pour vous expliquer le principe: il s'agit de faire couler du sirop liquide sur de la neige et d'enrouler une spatule en bois pour en faire une masse compacte. Cela donne une sucette à l'érable 100% québécoise! Personnellement il m'est difficile d'en avaler plus d'une car c'est du sucre à l'état pur. Mais c'est à essayer au moins une fois. Sinon on peut toujours regarder le spectacle en plein air et improviser un semblant de danse avec nos corps rembourrés. On à l'impression d'assister à un bal de pingouins mais c'est pas grave on est pas là pour se prendre au sérieux. Ainsi la Fête des neiges inaugure une série de festivals qui nous prouvent que le froid et l'allégresse ne sont pas incompatibles...

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Plan du Site

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Mascotte officielle

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Sculpture sur glace

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Sculpture sur neige!

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25 janvier 2007

Activités

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                                              Cremerie St Jovite en Hiver                            

            

Un bon mois après les fêtes, me revoici enfin pour poursuivre mes tribulations qui bientôt souffleront leur deuxième bougies. Avant de commencer, il me fallait renouveler mes vœux pour 2007 et vous souhaiter de maintenir le cap pour l’année qui s’amorce. Cela signifie quoi au juste? Eh bien tout simplement mener à bien vos projets, vous maintenir en santé et vous accomplir au quotidien. Est-ce un défi? Pas vraiment si nous avons la volonté d’aller de l’avant. Alors faites-vous plaisir, oubliez les bonnes résolutions comme l’arrêt de la cigarette ou celle du chocolat, et agissez selon vos convictions. Sur Montréal, c’est l’objectif que je me suis fixé depuis quelques mois : profiter de chaque instant tout en mêlant l’utile à l’agréable. En d’autres termes, ne plus s’écouter gémir pour un rien (fatigue, boulot…) mais prendre le temps de VIVRE. Je sais, pour beaucoup, cela peut sembler évident, seulement combien d’entre nous parviennent à s’octroyer du bon temps? Attention cela peut très bien inclure de relaxer devant la TV ou la console, sans végéter pendant des heures, ou se rendre dans une salle de sport pour se défouler. Du moment où  l’on égaye notre routine de petits gestes, que nous sortons de notre bulle, chacun est à même de trouver sa méthode. Et les québécois(e)s l’ont parfaitement compris. Ce sont des adeptes d’activités en tous genres. Par exemple, les 5 @ 7 sont l’occasion de se retrouver autour d’un verre, après le boulot, et les partys pour consolider des liens. Car en Amérique du Nord, un mot est sur toutes les lèvres, c’est celui de RESEAU. Il signifie non seulement être capable de s’intégrer au contact d’autrui mais aussi de tisser des rapports privilégiés dans le cadre socioprofessionnel. Il ne faut pas y voir quelque chose de factice ou de calculateur puisque c’est davantage un moyen de mesurer notre degré d’implication au sein de la société. C’est pourquoi, je viens de me greffer à l’équipe de rédaction d’une revue littéraire et aux membres d’une association étudiante. En réalité, il s’agit ni plus ni moins d’un échange de bon procédé : si tu t’investis un minimum, on sera intéressé par tes idées. Au début, je m’étonnais de voir de parfaits inconnus s’adressaient la parole. Pour être honnête cette spontanéité avait tendance à me mettre mal à l’aise tant les personnes étaient capables de se raconter en quelques phrases ou de questionner du tac o tac leurs interlocuteurs. Aujourd’hui j’adopte progressivement la même méthode et j’avoue en sortir décomplexé. Combien de fois, depuis mon arrivée, ai-je du retracer mon parcours d’immigrant ou expliquer mes origines? Les montréalais sont curieux par nature et ne s’embarrassent pas des conventions. Ils vont droit au but sans autre forme de procès. Ainsi, le «vous» est très vite remplacé au profit du «tu» pour une plus grande convivialité (même si l’influence de l’anglais y joue aussi son rôle puisque les deux pronoms ne font qu’un). Enfin, il est incroyable d’évoluer parmi une population dynamique dont le sport national est le magasinage et le credo officiel est d'avoir du fun*!  Et maintenant que la neige est au rendez-vous, inutile de vous expliquer le programme du moment! 

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                  Piste de Mont Tremblant

NB:*faire les boutiques et prendre du plaisir pour les non initiés!

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21 décembre 2006

Réveillon

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Célébrer Noël devrait être une tradition partagée par tous. Chacun devrait avoir la chance de se retrouver auprès des siens durant cette période qui voit le déclin d'une année et l'avènement d'une autre. Peu importe les croyances ou les différences, les divergences ou les distances, chacun devrait mettre en avant ses qualités humaines. Instaurer une trêve pour un peu ralentir sa course et savourer, pour quelques heures, les bienfaits du don de soi. Oublier les préoccupations purement matérielles et se concentrer sur l'essentiel. Et cet essentiel ne se trouve sûrement pas dans un centre commercial ou sur une liste de cadeaux. Il réside plutôt dans notre faculté à prôner l'authenticité au détriment de l'artificiel; notre capacité à la générosité et non à l'égoïsme. On serait d'ailleurs surpris d'apprendre que ce n'est pas toujours les familles les plus fortunées qui passent les meilleurs réveillons. La magie de Noël ne devrait donc pas être un vulgaire slogan publicitaire. Un produit emballé dans du papier glacé avec un gros ruban. Non décidément il faudrait penser avant tout avec son coeur plutôt qu'avec son portefeuille. Tenir un tel discours semble bien théorique dans la mesure où nous faisons tous le jeu de cette industrie prolifique. D'ailleurs le budget des foyers est souvent exponentiel conformément à des exigences de plus en plus précises. Avant nous pouvions ménager un effet de surprise sans avoir recours à une liste maintenant tout est répertorié. Et gare à ne pas transgresser ces consignes car cela peut finir en crise de nerfs ou de larmes. Enfin  nous avons réussi à dénaturer l'esprit de Noël, cet émerveillement quand vient le moment de décorer le sapin ou de poser les guirlandes scintillantes. Pourquoi? Comment? Peut être faut-il se tourner vers l'évolution des mentalités ou ce bon vieux père Coca? Dans tous les cas, cette situation n'est pas irrémédiable. Chacun peut espérer s'écarter du troupeau et modifier sa donne. Il existe encore certaines choses dont le prix est inestimable. Il ne tient qu'à nous de savoir les préserver!             

Alors au-delà des considérations religieuses et de l'aspect pécunier, je tenais à vous souhaiter très sincèrement d'EXCELLENTES FETES!!!!! A ma famille et mes amis d'ici ou d'ailleurs, je vous embrasse!           TOM

DEDICACE SPECIALE A UN COIN DE PROVENCE PRES DE LA MEDITERRANEE...

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17 décembre 2006

Decembre

Face aux bûches qui se consument lentement dans le foyer, j'écris cette chronique. Un billet un peu tardif mais qui suit la logique des précédents. Le mois de décembre est déjà là et apporte son lot d'évènements. Les premiers flocons sont arrivés en grande pompe avant de fondre rapidement tandis que la course aux cadeaux est déjà bien amorcée. Ici au Québec, l'ambiance des fêtes est très spéciale car chacun laisse libre cours à son imagination. Cela va du simple bonhomme de neige à la déco improvisée en passant par la célèbre guirlande illuminée qui vient orner les façades des maisons. Parfois même c'est un lotissement entier qui se prête à ce rituel très coloré. Inutile de vous dire que l'effet est sans 100% garantie. Et dans les centres d'achats, c'est l'apothéose. On se croirait dans la caverne d'Ali baba. Des sapins titanesques, des cadeaux suspendus et des détails à ne plus savoir qu'en faire. Je serai curieux de savoir combien de personnes sont mobilisés pour agencer ce décor de géant mais une chose est sûre, à Montréal on ne lésine pas sur les moyens. Nous sommes une fois de plus dans ce gigantisme auquel je fais souvent référence. Alors évidemment le monde ne se fait pas prier pour prendre d'assaut les points stratégiques de la ville. La rue Ste Catherine prend des allures de fourmillière tandis que le Vieux Montréal accueille les curieux venus admirer la place Jacques Cartier. Il se dégage décidément une énergie bien particulière. Quant à la consommation, elle est exponentielle. Rien n'est trop beau ni trop "dispendieux" pour le client lambda. On entend se faire plaisir quoiqu'il advienne même s'il faut pour cela débourser des centaines de billets. Prenons à titre d'exemple, la merveilleuse Playstation 3 accesible pour la modique somme de 700$ et qui est en rupture de stock depuis sa sortie!! Comme quoi rien ne peut endiguer cette boulimie saisonnière!

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Mais éloignons nous de ces chiffres et revenons à la magie du moment. Noël est aussi synonyme de la saison de ski. En ma qualité de fondu des pistes blanches, je suis parti à l'assaut du Mont Tremblant. Certains auraient tendance à qualifier les montagnes québécoises de petites collines par rapport aux grandes chaînes européennes puisque les massifs sont beaucoup plus jeunes dans ce coin là du Canada. Au début sceptique comme la plupart, j'ai pu expérimenter ces fameuses 1000m d'altitude. Et pour être honnête, même si le plaisir est différent, voire incomparable, il est bien réel. Passée l'appréhension de la première descente, la machine se remet en route et les sensations nous reviennent. Après ce rodage, le fun prend le pas sur tout le reste. Néanmoins la session a été de courte durée et nous donne un avant goût de ce qui va suivre...A ce propos justement, ce week-end du 09-10 décembre se déroulait les 24h de Tremblant. Une manifestation dont l'objectif est de récolter des fonds pour des oeuvres caritatives. Sur place on pouvait notamment y voir des compétions amicales de style relais ou des ventes aux enchères sans oublier la présence des stars locales...

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En périphérie, les sorties de ce mois ont été marquées par les arts de la scène:

Le 08, concert de Corneille au Centre Bell. Cadeau d'anniversaire pour mes 25ans de la part de mon frère, la prestation était vraiment à la hauteur. Dans un décor sombre, l'artiste nous a chanté les titres les plus connus de son répertoire en faisant preuve d'une rare générosité.

Le 13, représentation du Malade Imaginaire au Théâtre du Nouveau Monde. La pièce raconte le récit d'un notable, Argon, persuadé d'être un grand malade et qui s’accable de tous les maux. Profitant de son syndrome et de sa naïveté les médecins se pressent à son chevet  pour leur prodiguer des soins dont il n’a pas besoin et lui soutirer tout son argent. Manipulé par sa propre famille (sa femme Béline tire avantage de ses faiblesses en feignant la sollicitude) il est même caricaturé par sa propre servante, Toinette qui entend tout régenter. En perpétuelle agonie, Orgon désir unir sa fille Angélique au fils de son médecin alors qu'elle est follement éprise d'un certain Cléante. S'en suit une série de quiproquos et de querelles pour démêler les fils de l'intrigue. Là encore rien à dire, il n'y a pas de mots pour décrire le talent des acteurs...

 

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15 novembre 2006

Rituels

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Les saisons se succèdent et les couleurs s'achèvent. Après un court été indien et ses nuances flamboyantes, le froid s'engouffre dans la ville balayant tout sur son passage. Les premiers flocons ont fait une timide apparition avant de disparaître face aux derniers rayons chauds. Le changement d'heure nous a plongé dans une semi-obscurité (à 16h30 la nuit est déjà là!). Certains partent et finissent de travailler sans pouvoir contempler le jour. Il étonnant de voir combien chacun supporte plus ou moins bien cette transition. Pour le climat, il y a les courageux, adeptes des T-shirts ou pantalons légers, et les autres frileux portant foulards et tuques (écharppes et bonnets pour les non initiés!). Mais le thermomètre résiste encore et ne descend pas vite. Ainsi commence le balai de novembre; une valse en deux temps qui nous mène progressivement aux portes de Noël. Une dernière ligne droite pour clore 2006 et tourner une grande page...Après un an de vie ici, Montréal n'a plus de secrets pour moi. Ou pour le dire mieux je parviens désormais à me fondre dans le paysage car des rituels viennent désormais remplir mon quotidien:

HALLOWEEN:

Au Québec, cela est en passe de devenir une véritable institution. Le 31 octobre arrive et la ville accueille sorcières et monstres. Les maisons se colorent de citrouilles et de toiles! Les sorcières envahissent les rues tandis que les lutins viennent sonner aux portes! En résumé tout le monde prend part à ce défilé de costumes dans lequel petits et grands trouvent leur intérêt. Les centres d'achats sortent leurs attirailles et entendent bien profiter de l'occasion. D'ailleurs on ne compte même plus le nombre d'affiches pour promouvoir telle ou telle soirée. Non décidément, à moins d'être dans la forêt profonde, personne ne peut échapper à cette frénésie. Surtout pas nous, qui avions décidé de recevoir du monde cette année. Motivés comme jamais, nous nous sommes embarqués dans cette folle entreprise. Et nous voilà en train de composer; en quelques heures, un décor lugubre pour mettre un peu d'ambiance.

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Le seul mot d'ordre de notre party: venez déguisés! Le message est très bien passé car tous les invités ont joué le jeu à la perfection. Certains ont même rivalisé d'ingénuosité en se transformant en pantin,  en cowboys et même en pile géante. Vous me direz, ce ne sont pas forcément tous des monstres sauf qu'au Québec on ne fait pas de distinction entre Halloween et le Carnaval!!! Bref peu importe la méthode, l'essentiel était d'être réunis et d'avoir du FUN! Pour l'intégralité des images, c'est par ici                  

REPAS:

En marge de cet évènement, nous avons reçu la visite d'Anik, la maman de Clémence (ma coloc). Venue en éclaireuse pour voir si sa fille était bien installée aux pays des caribous, elle a pu se rassurer sur son installation et son intégration. L'espace de deux semaines, nous avons apprécié sa compagnie et profité de ses talents de cuisinière puisqu'elle a formé notre Clémence à la blanquette et aux lasagnes! Rien de tel que des bons petits plats pour nous rappeler la saveur de l'Europe! Non pas qu'en Amérique nous en sommes dépourvus mais forcément un panier bien rempli fait toute la différence.

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De gauche à droite: François, Annik, Méryl, Sylvain et Clémence

Dans mes précédents messages, je ne pense pas avoir déjà décrit notre rituel du Jeudi soir. Il s'agit d'un dîner autour d'une bonne table nous confectionnons de A à Z. Cela veut dire que nous décidons du menu, allons faire des courses en commun et mettons tous la main à la pâte pour le réaliser. Cet évènement est placé sous le signe de la convivialité puisque chacun est fidèle au rendez-vous quelque soit son planning. Moment de détente à part entière, nous refaisons le monde, parlons du quotidien et finissons en fous rires par divers jeux de groupe (Taboo, Cranium, Scene it...). Comme quoi il suffit de peu de chose pour bien se divertir...

Et pendant ce temps là, Noël arrive à grands pas! Avec un mois d'avance, les décorations remplissent déjà les rayons, les clients font leurs courses et la vente de sapins bat son plein! Quant aux stations de ski, elles ont commencé à s'affairer pour donner le coup d'envoi de la saison. Décidément tout passe vraiment trop vite car bientôt, les pentes seront blanches et nous serons au pied de l'abre pour un soir de Décembre!

ATTENTION: DESORMAIS VOUS POURREZ  SUIVRE MON PARCOURS EN PHOTOS  SUR LE LIEN SUIVANT:                                                 http://tribulationstomphotos.spaces.live.com/

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10 octobre 2006

Crémaillère!!!!

Organiser une crémaillère est une tradition sans âge ni frontières. Le principe doit bien avoir une origine précise et une raison d’être, peu importe chacun se plie à la coutume. A chaque changement de logis et fraîche installation, le nouveau venu doit réunir une poignée d’invités pour les accueillir chez lui. Cela se passe parfois au milieu des cartons, non encore déballés, ou dans un logement un peu plus équipé. Dans notre cas, la date a été fixée un bon mois après l’arrivée du troisième colocataire, histoire que chacun puisse prendre ses marques et se connaisse mieux. Sur le calendrier, le samedi 30 septembre était cerclé de rouge bien avant le jour J. Car une crémaillère ne s’improvise pas, elle s’organise.

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Quand nous avons entrepris de mettre en place cet évènement, la seule chose qui importait c’était de réunir tous ces visages qui ont contribué à mon intégration sur Montréal. Les associer à une soirée spéciale pour célébrer ma colocation. Faire peut être aussi le point sur mon émancipation puisque jusque lors chaque soirée se déroulait dans la maison familiale. Il ne s’agit pas d’affirmer que tout a radicalement changé depuis mon installation en solo, seulement les paramètres diffèrent. Avant je recevais avec la permission de mes parents, maintenant il m’incombe de choisir ou non d’ouvrir ma porte. Et si certains profitent d’organiser des fiestas tous les soirs en semaine ce ne sera pas mon cas. Mieux vaut choisir la qualité et délaisser la quantité. Au final, la réussite d’une soirée ne repose-t-elle pas sur sa singularité ? Il faut le croire puisque nous nous souvenons tous d’évènements ponctuels!

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05 septembre 2006

Colocation

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Salon du condo

Phénomène de société à part entière, la colocation est en train de s’imposer comme une valeur sûre pour les 18-25ans (voire même au-delà). Difficile de savoir de quelle manière cette histoire a commencé,  l’idée semble vieille comme le monde. Et voilà qu’au XXIe siècle, une bonne moitié de la population prend le pari de s’installer à deux ou à plusieurs, avec des personnes de divers horizons. De plus en plus, la colocation se met en place entre de parfaits inconnus, au lieu de choisir son entourage. Le but : élargir sa perspective et augmenter ses chances de faire des rencontres. C’est pourquoi tomber dans la facilité n’intéresse pas grand monde, le hasard a meilleur goût. Il nous permet de nous confronter à l’autre dans un nouveau processus puisqu’on le découvrira au fil des jours. On peut être surpris par quelques personnalités, frustrés de ne pas avoir fait le bon choix, mais au final l’expérience reste enrichissante. Néanmoins, avant d’arriver à ce stade, qui est de l’ordre du bilan, revenons aux prémices de la colocation. A ce moment crucial où chacun va énoncer sa liste de critères et établir son périmètre. Car ne nous y trompons pas, la colocation dispose d’un minimum de règles. Humain trop humain, nous ne nous lançons pas dans le grand bassin, sans prendre de bouées. Ainsi, il y a d’abord deux statuts distincts : les chercheurs, dont le seul objectif est de trouver une place à vivre, et  les promoteurs, dont l’ambition est de sélectionner les meilleurs candidats possibles. Et là encore chacun a son idée sur la question. Un tel insistera sur le facteur humain (respect, partage et tolérance) tandis que l’autre ne percevra que le facteur économique (factures). Pourtant, peu importe de quel côté on se trouve de la barrière, il y aura toujours une obligation de résultat. La démarche a beau différer, l’équation ne sera complète sans un logement et des occupants…

Voyons maintenant quelles perceptions nous avons de la chose, d’un point de vue plus personnel. La colocation est un art de vivre qui résulte d’un désir de ne pas être seul mais par extension de ne pas être en couple, puisque certains privilégient une coloc à un ménage. Tous les témoignages vous le diront, il est primordial de tabler sur la notion de convivialité. Cela signifie créer un foyer ouvert, dont l’équilibre des forces reposent sur la confiance et le dialogue. Or, ces deux termes ne s’acquièrent pas du jour au lendemain, ils nécessitent un certain nombre d’efforts. J’entends par efforts, non pas de baisser l’échine sans rien dire mais davantage de mettre de l’eau dans son vin quand cela s’avère nécessaire. Sinon on risque fort de déclencher des crises en cascades pour la moindre peccadille. De même, il me semble important de cultiver un lien de proximité avec ses colocs. Cela ne veut pas forcément dire devenir ami avec les autres membres (et de tout partager), juste faire en sorte de privilégier une situation de confort. Ne pas se sentir gêné en présence de l’autre ni se désintéresser totalement de ses activités. Là encore un juste milieu s’impose pour favoriser une bonne entente et surtout une grande écoute. Les divergences d’opinions ou les identités importent peu du moment où l’on sait ménager les sensibilités. D’ailleurs c’est dans l’altérité que se retrouve la complémentarité. On aurait tort de croire que de choisir des clones serait un avantage. La colocation reste donc à l’image d’un tableau : un assemblage de formes et de couleurs qui, au final, forment un tout homogène dont chacun est l’artisan!      

Après plusieurs mois de recherche et plusieurs centaines de mail, notre trio est enfin composé. Il repose sur une coalition franco-québécoise en la personne de Clémence et de Francois. Un gars, une fille, c'est ce que je souhaitais pour avoir un bon équilibre. Un peu quand on fait des enfants mise à part qu'ils sont déjà bien grands! Bref à l'heure d'aujourd'hui tout va pour le mieux et les fous rires sont au rendez vous. Pas de de larmes à sécher ni de blessés à déplorer. Malgré des caractères bien affirmés nous apprenons à vivre ensemble. Et c'est en cela que la colocation est une expérience en soi!!

Info de dernière minute, notre crémaillère est prévue pour bientôt donc au prochain épisode de nombreuses photos sur le sujet!       

Posté par tomcamp à 09:28 - Quotidien - Commentaires [1] - Permalien [#]

15 août 2006

Rétrospective

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La maison du bord du lac (Laurentides)

9 août 2006, Montréal, Québec. Le compte a rebours a cessé depuis déjà un an. Je suis là en train de réfléchir; en train de remonter la courbe de mon temps depuis mon arrivée. Il y a un an, j'étais à Marignane dans le Sud de la France. Seul, devant une porte d'embarquement, partagé entre l'excitation et l'angoisse. Car avouons-le, il fallait être un peu fou pour tenter l'aventure. Ou plus exactement être sacrément motivé pour défier l'inconnu. On se figure souvent connaître un pays à travers des vacances; c'est une grossière erreur. Il faut se fondre dans son décor pour s'en faire une idée. Alors voilà, aujourd'hui j'ai un an. Un an de vie loin de la côte basque ou du chant des cigales. Sur notre échelle humaine c'est encore peu de chose, mais face à mon expérience c'est un pas de géant...

Venir ici était une chance à saisir, un pari engagé depuis dix années. Dans la plupart des cas, les départs sont rêvés mais non réalisés. Ils sont imaginaires nourris de nos fantasmes et de nos idéaux. Habitués au confort de notre immobilisme, nous préférons souvent ne pas prendre le risque. Et si au bout du compte, le risque était de ne jamais sortir de notre périmètre? Parfois il faut savoir foncer sans se poser de questions. Non pas la tête la première de peur de s'écraser, mais les pieds en avant pour se réceptionner. Mon parcours est à la base semblable à tous les autres. Il a seulement bifurqué à un moment donné. Poussé par la curiosité et un désir intense, je suis venu au Québec comme d'autres vont au Japon (Gege), en Australie (Justin) ou aux Etats-Unis (Seb)...

Je ne désire pas trouver l'Eldorado mais me dépayser. Poser mes  bagages quelque part sur le globe pour mieux m'enrichir. Car vivre en Amérique du Nord c'est aborder sa vie différemment: apprendre à relativiser sur son propre passé pour se "re-éduquer". Ce verbe qui, à l'écrit prête à sourire, prend un autre relief dans la réalité. Il est synonyme d'une adaptation progressive pour une meilleure réalisation. Autrement dit, il ne suffit pas de vivre dans un pays pour en saisir les moeurs, il faut savoir aussi se mettre à la portée de sa culture. Se sensibiliser à l'art de vivre américain et à ses dérivés. Une série de codes sont venus ainsi s'ajouter à ma base pour modifier mes mécanismes. J'avoue avoir eu des difficultés avec certains principes. Pour l'orientation par exemple, il a fallu me familiariser avec le gigantisme (système de repérages par intersections) tandis que j'expérimentais les questions du pourboire (au Québec il fait parti intégrante du salaire des serveurs donc le client est obligé de le rajouter à sa note) et de la carte de crédit (rien avoir avec notre CB traditionnelle). Pourtant ces petites galères ont eu le mérite d'être nécessaires. Elles ont été des tremplins précieux à mon intégration...

Mais le plus grand défi a été, sans aucun doute, de concilier l'Absence. D'assumer totalement ma prise de distance vis-à-vis de la France. Cela équivaut à faire le sacrifice d'un autre quotidien même si on espère rester un maillon de la chaîne. Là encore il faudra user de tous nos stratagèmes afin d'espérer réduire le vide des distances. Alors admettons que tout ne peut réussir selon nos plans. Que nombre de liens et de sentiments vont se perdre dans le néant. Et puis quoi? C'est le tribut à payer pour notre indépendance...En un an, mon carnet de route est déjà bien rempli. Il a noirci des pages jusque lors encore vierges. Alors si on me demandait pourquoi je suis ici, je répondrai ceci:
Il n'y a pas de grandes destinations ni de terres d'exception. Il y a simplement des rencontres qui nous animent d'un feu nouveau. Des lieux qui nous poussent à agir pour mieux nous aguerir!
                                 
9 août 2005 - 9 août 2006, le parcours est tracé il me faut continuer...

A vous qui n'êtes pas dans l'instant, présents à mes côtés, je ne vous oublie pas!!!

Posté par tomcamp à 18:09 - Commentaires [4] - Permalien [#]

07 août 2006

Comédie

RETOUR SUR UN MOIS DE JUILLET RICHE EN EMOTION MALGRE LA CHALEUR!!!

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Aperçu des animations pour le Festival Juste pour rire

Si Montréal croule sous les festivals, un seul peut concilier tous les publics. Un seul a la capacité d’attirer petits et grands pour les faire sourire. Ainsi le Festival Juste pour rire représente une sommité dans l’univers comique. Sa devise : "le rire c’est contagieux". Quant à sa mascotte, il s’agit d’un petit diable vert, aux cornes rouges, arborant un sourire éclatant (blancheur garantie). Ainsi tous les amateurs de détente vont se retrouver, l’espace de quinze jours, dans une ambiance bonne enfant. Il est surprenant de voir à quel point la bonne humeur peut envahir le cœur des gens. Une énergie positive circule dans la ville et se répand comme une traînée de poudre. Dès lors, une gamme de rires s’envole dans la foule, allant du plus cristallin au plus grave. Il y a ceux qui partent dans des éclats infinis et les autres, qui se veulent discrets mais finissent par se lâcher. Puis il y a les insolites, dont les rires mettent en avant des bruits de gorge, de nez et de bien d’autres choses. Au final ces nuances importent peu puisqu’elles convergent autour d’un même objet et cultivent en commun le même art de la fête. Le Festival Juste pour rire est un phénomène québécois ; un rendez vous unique pour les amoureux des bons mots et de la dérision. Déclinés en deux volets, (franco et anglo) il accueille des artistes venus des quatre coin du globe, célèbres ou inconnus (Fabrice Luchini, Bill Cosby, John Cleese, F. Dubosc, J. Alexander…). Quant à la programmation elle s’oriente vers des pièces de théâtre, des one man show ou des scènes en plein air. Sans oublier les fameux galas dans lesquels se regroupe une pléiade de comédiens qui viennent présenter leurs dernières créations ou succès récents.

Le 15 juillet a eu lieu le gala « Nos Adieux » animé par Stéphane Rousseau et Franck Dubosc. Les deux compères tiraient leur révérence après cinq années de duo inoubliable au Théâtre St Denis. Heureux d’être ensemble pour une dernière fois, ils se sont mis en scène comme jamais. 21h30 le rideau s’ouvre sur les deux complices tout de blanc vêtu. Dubosc joue son éternel rôle de baratineur, face à un Rousseau qui part au quart de tour. Pendant plus deux heures, ils vont délirer sur tout et n’importe quoi tout en laissant carte blanche à des complices. Au programme: Jean Luc Lemoine, Anne Roumanoff, Laspalès et Chevalier, Elie Semoun, Laurence Foresti (la petite brune de chez Ruquier), Laurent Paquin, Louis José Houde, Julie Caron. Pour ma grande première, j’ai été soufflé par la qualité des sketchs. Je me souviendrai notamment de Rachid Badouri  qui nous a fait une démo à la  M. Jackson ou encore de Stéphane Rousseau en Don Juan latino (pour les sous titres, son personnage est un danseur de flamenco, macho et prétentieux qui agite frénétiquement sa langue toutes les deux secondes!). Il m’est d’ailleurs difficile de résumer la soirée tant les interprétations ont été riches. Scotché sur nos fauteuils, nous sommes attendris par l’hommage de ces deux grands talents et assistons à un final explosif dans lequel une chorale accompagne Rousseau et Dubosc dans un numéro de voltige. Une chose est sûre : ce duo-là a apporté beaucoup au festival. Unis pour le meilleur et pour le rire, ils ont fusionné deux mondes pour n’en créer qu’un seul : un franco-québécois. C’est pourquoi  on a du mal à partir quand le rideau retombe…   

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Fabrice Luchini au Théâtre du Nouveau Monde

Dans la foulée, j'ai assisté à un spectacle, à guichet fermé, d'un artiste que l'on voit rarement sur scène: Fabrice Luchini! On se demande bien quelle mouche l'a piquée pour qu'il vienne de côté-ci de l'Atlantique:
"Moi qui ne sort jamais de Paris, maximum Bordeaux, et c'est déjà un grand grand excès; de temps en temps Marseille mais c'est le dérèglement. C'est le point commun avec Woody Allen, sans son talent, je ne prends jamais l'avion".
Ainsi, de son propre aveu, il a été séduit par la détermination de l'organisateur du festival (qui l'a relancé à plusieurs reprises) et par "un devoir de venir au Québec car il y a une résistance à la langue française". C'est pourquoi il nous livre, au théâtre du Nouveau Monde, une performance intime et inspirée. J'ai rarement vu un acteur, commencé par du Nietzsche et finir par un Mamy Blue. Non je vous assure, au début le spectacle est très intellectuel, limite chiant, et d'un coup on bascule dans un univers haut en couleur, dont lui seul à le secret. Luchini joue avec les mots et les facettes de son personnage: il adopte tantôt l'attitude élitiste, que tout le monde lui connaît, puis se découvre d'autres talents. Il prend l'accent pied noir, mime son spectateur de base (Robert et son épouse), danse, rap (la fable le Corbeau et le Renard en verlan) et fait même une auto-critique de sa pièce:
"Mon spectacle éveille depuis des années toute sorte d'états: l'irritation, l'affection, l'admiration, le mépris mais il y a une chose que ce spectacle ne réveille jamais...la LIBIDO!!"
Sans arrêt, il improvise des mini-sketchs pour faire rire son public. Son interprétation est à mi-chemin entre la sobriété et la démesure, le sérieux et l'absurde. En vérité, il est sur scène pour jouer et se donner sans compter. Selon lui, "le théâtre n'est pas fait pour comprendre mais pour sentir!" et on saisit pourquoi. Ainsi, si on méprise l'homme il est improbable de ne pas respecter l'artiste. Luchini nous a tous laissé un souvenir mémorable et la chance a voulu que je le voie ici!

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En marge des festivals, j'ai besoin de me ressourcer en pleine nature. De couper le cordon de la grande ville pour retrouver les grands espaces. Et comme au Québec ce n'est pas ce qui manque, je pars un week-end sur deux m'exiler dans les Laurentides. Le terme "exil" est peut être un peu fort car je vais retrouver mes parents, nouvellement installés. En sortant de l'île de Montréal et en prenant l'autoroute 15 Sud nous arrivons tout droit à Mont Tremblant. Il s'agit d'une des destinations préférées des québécois(es) pour se détendre et faire du ski. En Eté les lacs sont à l'honneur et tout ce qui peut flotter est sur l'eau (pédalos, bateaux, flotteurs). Les touristes se prélassent au soleil et font comme n'importe quel sudiste sur la côte, ils se baignent!! Ce n'est pas la Méditerranéeni l'océan Atlantique mais l'ambiance est tout aussi chaleureuse. Il y a une certaine appréhension à se baigner dans un lieu où on ne distingue ni la couleur de l'eau ni le fond. Pourtant si on oublie cinq minutes le mythe du Loch Ness et les conneries dans le genre, on peut prendre un réel plaisir à nager. Entourés des forêts de sapin, des chalets silencieux, on est au beau milieu de la Nature. Autant dire que l'on se sent petit face à l'immensité!  Ainsi ces week-ends sont une alternative au tumulte du quotidien. Une sorte de capsule de décompression pour recharger les batteries.

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A un mois de la rentrée, il est déjà temps de faire un premier bilan. De voir tout le chemin parcouru depuis mon arrivée. Mais ceci est une autre histoire qui reste à vous conter...

Posté par tomcamp à 23:25 - Itinéraire - Commentaires [5] - Permalien [#]

07 juillet 2006

Carnavalesque

Décrire l'animation d'une ville, la peindre dans tous ses états n'est pas dès plus facile. Il faut non seulement situer le contexte mais rendre les bonnes couleurs. Armé de mon appareil photo et de mon simple clavier, je joue les reporters. Cela semble être encore le moyen le plus sûr pour ne rien oublier. D'un côté on fige le moment par l'image tandis que de l'autre on cristallise l'émotion. Et en cette saison les récits ne manquent pas. Rattrapons donc le cour de l'histoire...

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Montréal, 24 juin, journée de la St Jean. Pour sa fête nationale, le Québec s'habille en blanc et bleu (en référence à son drapeau). A Montréal comme ailleurs, les manifestations se succèdent. Plus qu'une tradition, c'est un mouvement populaire. On ne compte même plus le nombre de villes qui prennent part à l'évènement. Ici comme ailleurs, les chars se mettent en marche. Sur l'île tout commence vers 11h30. Le boulevard St Laurent est pris d'assaut pour le défilé. Ainsi une véritable procession s'amorce jusqu'à la Rue St Denis (pour les sous titres, le trajet comprend les rues les plus passantes). Des danseurs aux tambours en passant par les hommes politiques tout y est.

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Pourtant il faudra patienter 20h45 pour le clou du spectacle. Bienvenue au Parc Maisonneuve et à son immense scène. Des milliers de personnes se sont données rendez vous pour un "méga party". 300 000 individus sur-vitaminés sont là et agitent énergiquement leurs drapeaux. C'est tout simplement HALLUCINANT. Il ne s'agit plus d'une marée humaine mais d'un véritable océan (illusion d'optique oblige avec tout ce bleu). Un orchestre et une dizaine d'artistes animent ce gala d'un soir, retransmis en direct à la TV. Garou est sans doute le plus connu, mais des figures montantes ou averties s'y produisent. Il n'y a pas à dire mais la convivialité est ici une culture à part entière. Elle créee une magie sans égale proche de la communion. On ressent le profond amour de ce peuple pour sa belle province et même ressentir son côté patriote. On aura même droit à un discours enflammé sur la singularité du Québec. Le public, loin d'être passif,est un acteur de premier plan. Il crie, danse et fredonne les couplets des chansons.D'ailleurs la musique oscille entre tradition et variété (du violon au tam tam).

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Garou, Mélanie Renaud, Pierre Lapointe

Et pour courronner le tout, un hymne à la paix et à la tolérance viendra clotûrer la soirée. En voici quelques extraits pour rendre hommage à son auteur, Raymond Lévesque:

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère

Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur
la Terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère


Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie


Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Peut-être song'ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront alors mon frère


Dans la grand' chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c'est le prix

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère…

Un tel évènement ne peut pas passer inaperçu.  Il aurait même tendance à se classer dans la catégorie: souvenir mémorable. Enfin le week-end ne faisant que commencer, il a fallut aussi compter sur l'arrivée du Grand Prix. Là encore, les participants, nombreux, ont envahi les rues. Autre coin de la ville, la rue Crescent, l'une dès plus branchée, ou dès plus snob selon certains. Pour ma part, je pars du principe que l'on peut s'amuser partout du moment où l'on est bien entouré!  Et la course a beau avoir lieu une demi journée, elle n'en reste pas moins une explosion au coeur de Montréal. Changement radical de couleur, du bleu on passe au rouge à l'effigie d'une célèbre écurie (on se demande bien laquelle?). Malheureusement le grand prix est une belle parenthèse qui se termine vite...

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Ne nous inquiétons pas, un évènement de taille prendra sa suite bien assez tôt: le Festival International de Jazz. De renomée mondiale, il reçoit, en tête d'affiche tous les grands noms de la Nouvelle Orléans. PAUSE... A ce moment du récit, je dois avouer mon incapacité à citer ne serait-ce qu'un seul nom d'artiste. Logique puisque je suis vraiment inculte en la matière. Cette confession étant faite, cela ne m'a pas pour autant empêché d'apprécier la musique. Qui a dit au juste qu'il fallait tout connaître?? De toute manière que l'on soit pro ou néophyte, le résultat reste le même, seule la perception évolue. Je suis donc fier de prendre mon plaisir à mon maigre niveau! A force de naviguer de foule en foule, on acquiert la faculté de se faufiler partout et par tous les moyens. La meilleure façon reste encore de prétexter "retrouver des prétendus ami(e)s". L'artifice est grossier mais la méthode infaillible! Ainsi Montréal est sous l'emprise du rythm and blues jusqu'à Dimanche prochain (le 09 Juillet). Après elle partira dans un grand éclat de rire avec un autre Festival...                                     

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19 juin 2006

Frénésie

Surprise me revoici bien avant la date annoncée précédemment. Normal en vacances on a plus le temps de flâner et de se poser pour écrire...La chaleur a enfin pris ses quartiers d'été et les terrasses ne désemplissent plus. Logique puisque les festivals ont envahi la ville et que tout le monde entend bien en profiter. En marge des Francofolies qui se sont terminées Dimanche, l'International des Feux de Loto québec a débuté Samedi. Le principe: une dizaine de pays rivalisent dans un spectacle pyrotechnique où chacun tente d'illuminer le ciel de mille couleurs. Ainsi jusqu'au 29juillet, tous les amateurs du genre se retouvent dans le Vieux Montréal ou sur le site de la Ronde (théâtre principal de l'évènement mais payant). Le plaisir des yeux est 100% garanti et la foule nombreuse...

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La Suisse fait son numéro...

A partir de juin, Montréal ressemble à une ruche bruyante où tout est prétexte au plein air. Une marée humaine fourmille dans les rues, dans les parcs et même au coin des fontaines pour se râfraichir un peu. Le changement est radical et les lunettes sont sur tous les nez.
Et je ne vous raconte pas l'ambiance pour la coupe du Monde. Oublions la piètre performance de la France face à la Suisse puis la Corée du Sud (incapable de dépasser le match nul) les bars s'enflamment pour l'Amérique Latine. Il étonnant de voir tous ces gens, de tous âges et de tous sexes, être les étendards de leur propres pays. Ils se drapent des couleurs du Mexique ou du Brésil pour soutenir avec ferveur leur équipe. Et ce spectacle n'est possible que dans une ville où tous les cultures se mélangent. C'est pourquoi les Francofolies suivent le même schéma. Peu importe les tendances musicales de chacun, il y a une véritable envie de partage de ce côté de l'Atlantique.
Il faut d'ailleurs le voir pour le croire. Hier pour le concert de clôture, Eric Lapointe a électrisé la scène. Comment décrire cet artiste? Il s'agit d'un rockeur made in Québec, un chanteur hybride entre Johnny (pour la dépense d'énergie et la sueur) et Garou (pour la voix grave
et éraillée). Que l'on aime ou on que l'on aime pas, la question est tout autre, mais le chanteur se donne à son public. L'édition 2006 a donc fini en beauté et présage de belles années à venir. Rassurons nous le programme continue avec
la Fête de la Saint Jean (le 24) et le Grand Prix. Là encore il y aura beaucoup à raconter et pour sûr je serai au rendez-vous.

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Sur la scène des Francos! Après Où est Charlie, Où se cacheTom?

Posté par tomcamp à 21:25 - Fin de semaine - Commentaires [2] - Permalien [#]



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